SANOU née Traore Madiara, grâce à Oxfam, je suis utile pour ma communauté

De ses expériences, avec le soutien d´Oxfam aux organisations paysannes, SANOU née TRAORE Madiara en retient le warrantage comme le plus bénéfique. Cette stratégie consiste pour Madiara et les autres producteurs á dégager la consommation familiale dès les récoltes et le reste est stocké pour servir de garantie auprès des institutions afin d´accéder au crédit pour mener des activités génératrices de revenus. Le warrantage, note-t-elle, « nous évite de brader nos récoltes que nous ne cédons plus au premier venu. Avec le ce système nous gagnons double : d´une part les bénéfices générés par les activités génératrices de revenus et d´autre part la vente de nos récoltes au meilleur moment ». Cette stratégie de financement des producteurs a changé la vie de Madiara et celle des membres de l´Union provinciale des producteurs du Kénédougou dont elle préside aux destinés. Productrice engagée, de maïs, de manioc, de sésame, de bissap, etc., elle se réjouit d´avoir été le fer de lance du warrantage qui a permis de résoudre la complexe équation de l´accès au financement des producteurs de sa province grâce à une collaboration entre Oxfam et la Fédération des professionnels agricoles du Burkina á laquelle sa structure est affiliée. « C´est grâce à la FEBAP que j’ai connu Oxfam qui a apporté beaucoup de changement dans ma province » assène-t-elle avant de confier son histoire : « Oxfam m´a permis de faire un voyage d´études en Tanzanie pour découvrir le warrantage que j´ai introduit par la suite dans ma province. Oxfam m´a soutenu dans cette démarche á travers la construction d´un magasin de stockage équipé et une dotation en fonds de roulement et ça été une réussite ». Depuis lors, Madiara et ses confrères s´adonnent chaque année au warrantage avec un engouement de plus en plus important au point qu´Oxfam leur a construit un deuxième magasin équipé couplé á un fonde roulement au profit des producteurs. Actuellement, ils sont une centaine de producteurs dont la majorité sont des femmes á faire le warrantage dans la province. Aujourd’hui, le changement sur elle-même et sur sa communauté est visible : « Je contracte environ dix millions de crédit chaque année que j´arrive à solder avant échéance », déclare-t-elle. Avec les fonds contractés dans le cadre du warrantage, de nombreuses familles arrivent á se prendre en charge, á assurer la scolarité de leurs enfants et c´est là toute la fierté de Madiara qui clame à qui veut l´entendre que la rencontre avec Oxfam a impacté positivement sa vie : « je suis fière d´avoir connu Oxfam et toute ma communauté se réjouit de sa présence d’Oxfam á ses côtés ».

 

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