Salimata ZOMA, « A Oxfam, je dois mon engagement à défendre la cause de la femme rurale »

Maiga est une des figures féminines de proue dans la lutte des organisations paysannes pour des politiques agricoles de qualité au Burkina Faso. A 44 ans, cette mère de famille, productrice de céréales, de coton et de légumes, est une femme rurale influente avec laquelle il faut compter dans les instances de décisions locales, régionales et nationales surtout quand il s´agit de faire prendre en compte les préoccupations des femmes rurales: présidente du groupement des producteurs de son village, représentante des femmes dans l´union des producteurs de coton de sa commune, membre du conseil municipal de sa commune, élu consulaire de la chambre régional d’agriculture, membre du collège des sages de la Confédération paysanne du Faso, etc.  Bien qu´ayant abandonné les études après son échec au Brevet d´études du premier cycle, elle a gravi très vite les échelon et c´est avec assurance, conviction et détermination, qu´elle prend de plus en plus la parole devant les autorités locales, régionales et nationales du Burkina pour plaider en faveur de la prise en compte des femmes rurales dans les politiques et programmes de gouvernance. Grande productrice avec environ une dizaine d´hectares exploitées par an toutes spéculations confondues et femme rurale engagée, Salimata, une fierté pour sa communauté et les organisations paysannes, affirme aujourd’hui devoir á Oxfam son engagement. Pour arriver á ce stade, dans un environnement difficile et surtout hostile quand on est femme, Salimata déclare avoir été formée par Oxfam. « Grâce, au partenariat entre Oxfam et la CPF dont je suis membre, j´ai bénéficié de nombreuses formations depuis 2015 qui ont contribué á faire de moi ce que je suis aujourd´hui : formation en leadership, en prise de parole en publique, en plaidoyer et négociation, etc. « Oxfam m´a aussi donné l`opportunité de prendre la parole devant les journalistes, les responsables politiques, les patrons d´institutions financières et dans les médias pour m´adresser au grand public »,déclare-elle avant de poursuivre, « j´ai aussi eu l´occasion grâce á Oxfam d´avoir des échanges avec des femmes leaders, de faire des voyages d´études au Sénégal et au Mali et de tisser des réseaux pour mieux faire avancer la cause de la femme rurale ».Toutes ces opportunités ont concouru á renforcer mon engagement et á me motiver á donner le meilleur de moi-même pour contribuer au développement de ma communauté, renchérit-elle. En effet, ces formations, elles les réinvesties aux autres producteurs pour apporter sa contribution á l´édification d´un Burkina où tout le monde mange à sa faim. A Padema, dans sa commune, dans l´ouest du Burkina, Salimata Zoma met régulièrement son leadership á profit pour faciliter l´accès sécurisé des femmes rurales á la terre mais aussi susciter plus d´engagement des productrices en faveur de leur propre cause : « je lutte pour faire changer la mentalité des femmes et des hommes et le résultat est très positif avec des répercussions évidentes sur le bien-être économique des familles et la cohésion sociale dans ma communauté ».

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